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Bordeaux & voyages

Road-trip au Yucatán

Pourquoi le Mexique ?

Été 2017, sous le soleil de Normandie en famille, on se prend à réfléchir à notre prochain grand voyage avec Alice. Ça fait déjà quelques semaines qu’elle me parle  du Yucatán – un état du Mexique – qu’elle essaie de me vendre à coup de photos Instagram plus belles les unes que les autres. Pourtant je n’accroche toujours pas, jusqu’à ce qu’elle m’en montre une qui attire mon attention : celle d’un cénote.
Je n’avais jamais entendu ce mot avant ! J’en reparlerai après, mais en quelques mots c’est un gouffre naturel rempli d’eau dans lequel on peut parfois se baigner.

Lonely Planet Yucatán

Que voir au Yucatán ?

J’aime bien les guides Lonely Planet pour préparer mes voyages, je l’ai évidemment emmené avec moi pendant le trip. Le guide du Yucatán est seulement disponible en anglais pour l’instant. Au programme : merveille du monde, eaux turquoises, façades aux mille couleurs, dauphins en liberté, tortillas, guacamole, margarita, cénotes, soleil et caliente en plein février !

Après quelques recherches, on prend donc les billets pour février 2018. On partira finalement pour un road-trip de 2 semaines au Yucatán et quelques jours à New-York avant. Je vous raconte pourquoi dans mon article sur New-York. Après avoir réservé les billets, on a découvert que ce combo est souvent proposé par les agences.

En France on fait généralement le raccourci entre Yucatán et péninsule du Yucatán qui regroupe en fait trois états : le Yucatán donc, le Quintana Roo et Campeche.
Bon à savoir aussi, le Quintana Roo est en avance d’une heure sur les états du Yucatán et Campeche.
Pour que mes articles soient lisibles, je parlerai de toute la péninsule avec le terme Yucatán seul.

Itinéraire du road-trip de 14 jours dans la péninsule du Yucatán

L’option que j’ai choisie pour ce road-trip au Yucatán est d’arriver à l’aéroport de Cancún puis de louer une voiture pour être autonome. Il y a aussi des bus et des collectivos (des vans collectifs) qui relient les villes de mon parcours. Depuis New-York, le vol dure moins de 4 heures et les rotations depuis/vers Cancún sont fréquentes.

Je vais faire une boucle d’environ 2000 kilomètres en commençant par Valladolid, puis Izamal, Mérida, Campeche, Calakmul, Bacalar puis finir par Tulum. Cette boucle peut aussi se faire dans l’autre sens, j’ai choisi celui-ci pour finir par quelques jours de repos et de caliente à Tulum.

Avant de partir pour un road-trip au Yucatán

Louer une voiture au Yucatán est facile, bon marché et sûr même s’il est conseillé d’éviter de rouler de nuit. Les routes sont en bon état et le carburant peu cher. Le Yucatán est une région touristique et très peu concernée par les trafics de drogue et les règlements de compte comparée à la région autour de Mexico City.
J’ai réservé la voiture chez Sixt, leur service est très bien et rapide. Leur bureau est à quelques minutes de l’aéroport avec leur navette privée. D’ailleurs le chauffeur mexicain de la navette est très joyeux et souriant, ça promet !

Au passage, un sourire et quelques mots d’espagnol sont toujours appréciés par les mexicains (ma remarque vaut également pour toutes les langues dans les autres pays). Je ne parle pas espagnol mais j’avais appris quelques mots de base avant. Souvent à la fin des guides de voyage comme le Lonely Planet, il y a du vocabulaire de base pour se débrouiller, c’est bien pratique ! Tous les mexicains ne parlent pas anglais mais ça reste facile d’échanger avec eux tout de même.

L’idée du road-trip est de ne pas s’attarder à Cancún. Je suis venu au Yucatán pour découvrir le côté authentique de la péninsule et la côte est ne l’est plus vraiment depuis longtemps. 

La sécurité au Yucatán

Avant de partir, j’avais lu sur quelques blogs que certains touristes français s’étaient déjà fait arrêter – en voiture – par des policiers corrompus et avaient dû payer une amende injustifiée. Je me rappelle m’être fait contrôler 3 fois sans avoir dû payer d’amende. Avec mon meilleur accent espagnol, j’avais même sorti sur un ton très sérieux un « somos turistos » lors d’un contrôle, ça avait beaucoup fait rire le policier, Alice (après coup) et nos amis à qui je l’avais raconté en rentrant. En général, ils contrôlent vos papiers et jettent un oeil rapide à la voiture après vous avoir demandé d’où vous venez et votre destination. Si on m’avait demandé de payer, je pense que je n’aurais pas trop joué. Prévoyez une poche avec seulement quelques billets, ça peut être utile. Les barrages filtrants de police ne sont pas rares non plus et plutôt impressionnants la première fois : gros 4×4 américains, chiens et hommes en armes.

« Je me suis toujours senti en sécurité »

À la sortie de l’aéroport, le contrôle des bagages est aléatoire et devinez qui se fait contrôler : Pierre avec son sac à dos et son drone dedans. C’est le premier voyage hors Europe pour le drone que je transporte toujours en cabine en avion. Les agents ont regardé et m’ont laissé partir. Les drones sont autorisés au Yucatán mais il existe des restrictions notamment dans les villes et les parcs nationaux. Il y a souvent des panneaux pour l’indiquer. Même si ça peut être très tentant de faire de belles images comme par exemple à Chichén Itzá, j’ai toujours respecté.


Le soleil descend sur Cancún, il est temps de prendre la route vers Valladolid, première étape de ce road-trip. Le trajet se fait en moins de deux heures, pensez à avoir des pesos sur vous si possible pour les péages. J’ai dû échanger des dollars américains qui me restaient avec un routier car je n’avais pas pensé à retirer à l’aéroport.

Suggestions au Yucatán

J’ai vraiment apprécié chaque étape de ce road-trip et si je retournais au Yucatán, voici ce que j’aimerais faire.
J’aurais aimé aller à Isla Holbox, une île aux eaux magnifique à la pointe nord-est de la péninsule. Il me manquait une nuit pour avoir le temps d’en profiter vraiment, d’où les quatre nuits passées à Tulum, trois auraient pu suffire. À Holbox, c’est possible de plonger avec les requins baleines (de mai à septembre).
J’aimerais également vivre au moins une fois le fameux Día de los Muertos (le jour des morts). L’ambiance doit être incroyable sans parler de tous les accoutrements, les maquillages et les offrandes, une vraie fête malgré tout !
Je resterais au moins deux nuits à Bacalar.
Je rajouterais également une nuit de plus à Valladolid pour découvrir d’autres cénotes et profiter de la vie locale comme à Mérida.

Je vous invite à découvrir les articles de chacune de mes étapes ci-dessous.

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